Un premier glissement de terrain était survenu 10 jours avant le drame de Saint-Jean Vianney. Selon le chercheur en géoscience à la commission géologique du Canada, Didier Perret, la tragédie aurait pu être évité. « Le 24 mars 1971, une première couche d’argile s’est effondrée dans la rivière Saguenay, c’était l’avertissement qu’on aurait dû constater à l’époque.»

Au lendemain de la commémoration du 50e anniversaire du glissement de terrain causant 31 décès dans le village de Saint-Jean Vianney, le constat fait par le chercheur laisse un goût amer. Selon monsieur Perret, la catastrophe naturelle était prévisible.

Graphique

Ce graphique explique comment le glissement de terrain survenu le 24 avril 1971 est venu déstabiliser le sol de Saint-Jean-Vianney

« Si une analyse détaillée avait été fait par rapport au premier glissement, on aurait vite évacué les familles qui ont été englouties dans le gouffre. C’est encore plus tragique de savoir que l’évènement n’était pas soudain. C’est un effet domino qui aurait du être observé.»

Hier rappelait le 50e anniversaire de l’accident ayant frappé la municipalité de la région. Le gouvernement du Québec a souligné l’évènement comme étant historique dans la province. Les familles et la communauté de Saint-Jean Vianney ont vécu une catastrophe traumatisante et finalement la mémoire des défunts est enfin reconnu. Le projet de parcours touristique de 3.5 km dans lequel Saguenay s’est investis à finalement été inauguré. La présidente de l’arrondissement de Jonquière, Julie Dufour qui s’est beaucoup investit dans le projet dit que le site est un lieu touristique central de la région, il est mémorial les gens d’ici et d’ailleurs.